27/03/2006

[PS2] Test de Dragon Quest VIII

medium_draquelogo.jpgTitre: Dragon Quest VIII (L'Odyssée du Roi Maudit)
Plate-forme: Playstation 2
Genre: RPG
Developpeur: Square Enix
Editeur: Square Enix

Sortie européenne: 13/04/2006

 

 

 

Irréprochable sur le fond et dans la forme, old-school, long et passionnant de bout en bout. Une démonstration de savoir-faire de Armor Project et Level-5.


Le RPG est aujourd'hui un genre très présent du jeu vidéo même si rencontrons quelques diificultés pour avoir tous les jeux en occident. Alors on trouve des séries mythiques (Dragon Quest, Final Fantasy pour les plus célèbres) et quelques perles de temps en temps qui arrivent jusqu'à nous. Malheureusement, aujourd'hui nous sommes noyés sous des personnages souvent très niais et qui n'ont que très peu d'intérêt, alors c'est avec plaisir immense que je me suis lancé dans Dragon Quest VIII : d'une, sa réputation le suivait et aimant le old-school ça allait faciliter les choses mon immersion dans l'univers. Même si dans le fond je ne savais pas trop à quoi m'attendre (ce n'est que mon deuxième DraQue après tout).

Le pitch de départ est très classique, ici nous ne trouvons pas de personnages torturés par une histoire abracadabrante, pas de jeune fille niaiseuse en pleine crise d'adolescence (à laquelle on voudrait pourtant coller des baffes). Les personnages ne sont pas pour autant très originaux mais ils se suffisent à eux même. L'histoire elle aussi est simple. Un roi maudit transformé en monstre et sa fille transformée en cheval, partent avec le seul garde non maudit du château afin de retrouver le vil Bouffon qui a maudit le château de Trode et figé tout ses occupants.
Rien d'exceptionnel donc, mais l'histoire de Yuji Horii est tellement bien écrite, qu'au bout de 70h de jeu on ne s'emmerde toujours pas. Et là c'est un exploit !

Le système de combat au tour par tour est très simple également mais très complet, il offre assez demedium_p3250193.jpg choix et offre des évolutions suffisantes (via le level-up des personnages) pour être complet. Chaque perso peut utiliser 3 types d'armes différentes, et une capacité spéciale. Créant des dilemmes lors de la répartition des points de skill à chaque level-up. Mais il y a toujours moyen de s'en sortir. L'équipement de vos personnages est complet, avec le pot d'alchimie vous pourrez créer de nouveaux items toujours plus puissants, et vous partirez souvent à la recherche des objets qui vous permettront d'accroître vos stats. Les combats contre les boss sont vraiment éprouvants, on croit souvent qu'on va y rester même si on s'en sort quand même la plupart du temps.
En général un peu de persevérance et de leveling suffisent à passer les passages chauds. Surtout que les liquids metals slims grouillent la nuit à certain endroit du monde. Les combats dynamiquent et les méchanismes simples permettent de faire du level up sans péter un cable.
Point plutôt vital pour un RPG.

Le design de Akira Toriyama fait mouche, en total corrélation avec l'univers. Certain ennemis sont hilarants, son style est très reconnaissable et pour ceux qui comme moi sont loin d'être des fondus de DBZ, c'est quand même un vrai plaisir à voir bouger tout cet univers. Graphiquement c'est super joli, le cel shading retranscrit à la perfection le design de Toriyama. On notera quelques ralentissements sur la carte du monde lorsqu'on est sur le Sabrecat mais c'est vraiment minime. D'ailleurs plutôt que de faire une carte du monde avec le héros qui fait la taille de la tour Eiffel, le pari de faire cette dernière à l'échelle des persos est réussis, c'est impressionnant, un peu vide mais on ne peut que saluer la performance. Et ça en rajoute niveau immersion.

medium_p3250194.jpgPour le son, les thèmes musicaux de Koichi Sugiyama sont tout simplement magnifiques, entêtants et pas saoulant (ceux de la carte du monde sont particulièrement beaux, que se soit à pied, en bateau ou en oiseau). Rien à redire de ce coté la. Les voix anglaises sont critiqués, pourtant je trouve qu'elles donnent de la couleur aux dialogues, ces dernières sont réalisés par une équipe professionnelle britannique (ça ajoute un coté atypique au jeu).

Niveau durée de vie, on en a vraiment pour son argent, 75 heures pour la quête principal, des donjons courts et pas énervant, une carte du monde immense. Avec quelques side-quest vraiment plaisantes et un donjon bonus de taille avec un réel intérêt de prolonger l'aventure. Au final, on se retrouve au dela des 100 heures de jeu. On suit tranquillement l'histoire, tout semble naturel, rien n'est laissé au hasard. Jusqu'à la possibilité de jouer juste avec la main gauche ! Pratique lors du leveling.
 
Au final il s'agit d'une démonstration de savoir-faire. Un plaisir simple mais totalement maîtrisé du début jusqu'à la fin que je ne peux que vous recommander.
Merci Armor Project et Level-5.
 
Vous pouvez également remarquer que la version US contient une démo jouable sur 2 niveaux de Final Fantasy XII, pour laquelle j'ai déjà fait une critique.
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Jeu fait en version US

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